"Rien, moins que rien, pourtant la vie." Aragon

A la découverte de la beauté et de la vie ...

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dimanche 18 juillet 2010

L'enfant de Lumière - Nathalie Boutiau


Pas un mot, pas un souffle. Juste le tremblement inouï du coeur et le silence qui gerce l'instant. Ne leur demandez pas pourquoi. Une larme, un regard, un sourire et tout est dit : l'enfant parti, l'eau qui s'écroule, l'immensité, la lumière aussi.

Alors, tête levée vers le ciel, le regard perdu dans les poussières d'étoiles, ils rejoignent le silence de leurs enfants suspendu sur le fil du temps.

C'est ainsi que Natlhalie Boutiau présente son merveilleux livre, un essai, "L'enfant de lumière", qui m'a personnellement ému et touché au plus intime.
Une écriture sensible, belle, douce, comme un souffle de tendresse et de ... lumière !
Nathalie Boutiau est née en décembre 1966 à Wilrijk en Belgique.
Après avoir étudié l'art, l'architecture de jardin, la photo elle se tourne finalement vers l'école normale.
Et puis, tout à coup, pour elle une évidence : l'écriture.
Après avoir enseigné dans différentes écoles de Huy, dans le cadre d'ateliers de poésie, elle devient journaliste au journal Le Jour (Groupe Vers l'Avenir) où elle excelle et se consacre principalement aux pages culturelles.

Tout son livre me parle. Mais qu'il me soit permis de partager sur ce blog quelques extraits de son magnifique essai.

A peine le battement d'ailes d'une hirondelle
pour acclamer le jour.
A peine ce battement pour croire au silence
et à la lumière qui se lève sur le monde ...
...

Les oiseaux  ont à portée de regard la lumière
du monde et dans le coeur, l'immensité.
C'est pour cela que leur chant est si clair
et leur envol, si léger ...
...

Les arbres se tiennent debout dans toute leur grâce
d'exister et s'élancent dans le ciel comme pour aller
y chercher la lumière et leur force tranquille.
Et nous les regardons ...
...



L'enfant sommeille dans le creux d'un rêve,
son regard parcourt le visage de sa mère.
Et comme la lumière dépose sur ses mains
quelques empreintes fugitives, le silence berce
l'un et l'autre, tout doucement ...
...

Et passent les années à vouloir entendre ce chant
du monde - souffle de vie - qui tient éveillés
les enfants tout contre le silence de la terre,
pour que demeure enfoui au plus profond de soi,
le poids de toutes nos larmes ...
...

Dans les replis du silence s'écoulent, paisibles,
les larmes enfouies dans notre mémoire.
Et nous laissons faire pour croire encore
en ce moment d'éternité qui nous rapproche
un peu plus près de nos enfants partis rejoindre 
la lumière ...
...

La lumière n'a jamais été aussi claire
ni la brume des chemins aussi légère que celle qui tangue
en cet instant de grâce incertaine.
Où l'on retient son souffle pour laisser choir dans les replis
du silence comme des petits espaces de joies qui rappellent
un visage, un sourire, une voix.
Un regard aussi, levé vers le ciel, et cette lumière qui 
vient s'y perdre pour déposer dans nos mémoires
un instant d'éternité.
Car luiront toujours dans le regard de la mère
et celui du père ces petits morceaux de ciel bleu
où la lumière de l'enfant parti vient se poser comme
une évidence ...

Cet enfant de lumière, pour moi, cet enfant endormi, c'est l'étoile qui brille tout là-haut, au firmament, et qui scintille plus que les autres.
C'est vers cette étoile là que je lève mes yeux bien souvent.



"L'enfant de lumière", Essai, Nathalie Bouttiau, Editions Dricot, Liège-Bressoux, Belgique
 Le livre peut être commandé sur le site des Editions Dricot : http://www.dricot.be/html/f/dricot.asp

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mardi 18 mai 2010

Brigitte Jacques, "Dis est-ce que cela repousse des ailes" ou l'histoire de Mélodie ...


Un jour, il y a trois ans, une amie, Ghislaine, m'offrit un beau présent.
Elle me dit : je pense que tu aimeras bien ...
Me connaissant, elle n'avait pas tort ...
J'ai adoré ! Et j'en remercie encore maintenant cette adorable amie.
Mais l'histoire ne finit pas là ...
Sur Facebook de temps à autre, je reprenais des phrases de ce livre. Mais était-ce vraiment un hasard ...
Je fis ainsi la connaissance de Brigitte Jacques dont je suis actuellement amie, partageant avec elle poésie et rêve.

Le livre de Brigitte "Dis est-ce que cela repousse des ailes ?" est un vrai bijou.
Illustré de manière magistrale par Aurélia Jacques, la fille de Brigitte, ce petit livre élégant de 85 pages est une sorte de Petit Prince des temps modernes, le dialogue d'une petite fille ... Mélodie ... avec un drôle d'oiseau  blanc qui parle, une voix douce pleine de finesse, de tendresse qui nous raconte la vie, ses espérances, joies et souffrances, car "dans chaque souffrance il y a un bout de chemin qui va vers le printemps ...", où nous pourrons "réapprivoiser la lumière".
Le dialogue de Mélodie et de l'oiseau blanc est une merveille de douceur, de tendresse. Mais il n'est pas que poétique ... Il nous parle de liberté, d'amour, de silence, de peurs, de pouvoir, d'amitié. Il nous appelle à ouvrir les cages où nous sommes parfois enfermés. 
J'ai rencontré Mélodie et son oiseau blanc, je ne les quitte plus ...







©photos Brigitte Jacques


















"Chacun de nous a sa Mélodie secrète" Yves Duteuil, auteur de la préface.


©photo Brigitte Jacques

C'est dans le jardin de chacun que le monde se dessine ...
"C'est trop grand pour moi le monde, fis-je remarquer en souriant
à ton avis il faut combien de temps pour avoir un beau jardin ?"


©photo Brigitte Jacques

Le regard que l'on pose sur lui
un jardin a besoin de se sentir regarder avec amour pour être beau
quelques soient ses saisons
quel que soit le terrain
quelles que soient ses pousses
à ces regards-là
il fleurit
à ces regards-là
il donne des fleurs inattendues

simplement parce qu'il se sent aimé.

















©photos Brigitte Jacques 





Réapprivoiser la lumière
c'est
prendre le temps de redécouvrir
les paysages aux alentours de soi
et ouvrir son âme à leur langage.
                                                             

©photo Brigitte Jacques
Je connais un endroit
où le soleil s'attarde et se recueille
où le vent passe comme une caresse

loin du monde
le silence a une âme.


Un vol d'oiseau a traversé le ciel ...

©photo Brigitte Jacques

"Et demain
et après
et la nuit
et tous les autres jours
tu seras où ?"
"A cœur de vue
dit-il
avec une tendresse infinie ..

©photo Brigitte Jacques

"Dis , est ce que ça repousse les ailes ?" a été mis en scène et en musique au théâtre de Tarare (près de Lyon) le  7 mai 2010. Quelques arrêts sur image ...

©photo Brigitte Jacques


©photo Brigitte Jacques

©photo Brigitte Jacques

L'auteur : Brigitte Jacques.
Laissons la parler de ce qu'elle est :
Son portrait dans : http://www.verviers-art.net/Jacques.htm

Qui es-tu ?
"Je suis mariée depuis plus de 40 ans avec Charles JAQUES. Nous avons trois enfants et quatre petits enfants. Nous avons toujours habité Heusy (...)"
Comment te définir en quelques mots ?
Difficile de parler de soi ... On me dit (à juste titre) peu conventionnelle, fantaisiste, secrète, indépendante, les pieds sur terre et la tête dans les étoiles !
Tes plus grands bonheurs ?
Sans hésiter : voir rire nos enfants. Entendre les éclats de rire de nos petits enfants. Pouvoir les rassembler chez nous chaque vacances de l'année et vivre leur imagination inépuisable qui m'impressionne toujours.

©photo Brigitte Jacques

©photo Brigitte Jacques

Le lien du livre : http://dismelodie.be
Toutes les photos appartiennent à Brigitte Jacques; je la remercie de me les avoir aimablement prêtées.
Il s'agit de photos protégées par le copyright qui ne peuvent être utilisées sans l'autorisation de l'auteur. ©


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mercredi 12 mai 2010

Serge Gainsbourg, La Chanson de Prévert - A Benoit




Avec Gainsbourg, ... une balade dans les fameux cimetières parisiens.



"Oh je voudrais tant que tu te souviennes
Cette chanson était la tienne
C'était ta préférée
Je crois
Qu'elle est de Prévert et Kosma

Et chaque fois les feuilles mortes
Te rappellent à mon souvenir
Jour après jour
Les amours mortes
N'en finissent pas de mourir

Avec d'autres bien sûr je m'abandonne
Mais leur chanson est monotone
Et peu à peu je m' indiffère
A cela il n'est rien
A faire

Car chaque fois les feuilles mortes
Te rappellent à mon souvenir
Jour après jour
Les amours mortes
N'en finissent pas de mourir

Peut-on jamais savoir par où commence
Et quand finit l'indifférence
Passe l'automne vienne
L'hiver
Et que la chanson de Prévert

Cette chanson
Les Feuilles Mortes
S'efface de mon souvenir
Et ce jour là
Mes amours mortes
En auront fini de mourir"



J'aime cette chanson de Serge Gainsbourg et cette vidéo qui illustre de manière très douce le remarquable thriller de Benoit Chavaneau "Morts Sûres" que je suis en train de lire.


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lundi 3 mai 2010

MORTS SURES de Benoit Chavaneau ...



Un livre d'un ami qui vient de sortir ... Benoit écrit de manière fantastique !!! Je l'ai commandé et me réjouis de le lire.


Sur le site :  http://www.juste-pour-lire.com/a-paraitre/18-morts-sures.html

GENRE
Thriller

AUTEURS
Hana Myo Shin et Benoît Chavaneau

L’HISTOIRE
Avec ses 44 hectares de tombes anonymes ou célèbres, le Père Lachaise est le plus romantique des cimetières parisiens.
Seulement voilà qu’une mystérieuse veuve noire se met à capturer toutes sortes de jeunes promeneuses., égarées dans les petites allées perdues… tandis qu’un émule de Jacques l’Eventreur décore les chapelles d’organes humains…
Autant d’incidents obscurs qui font un peu désordre, même en période de Toussaint.
Pour le commissaire Licci, géant débonnaire, chargé du secteur, et la désarmante Marie Loutre, limier de la Crime, le cauchemar ne fait que commencer…
Et il sera plein de « Morts Sûres »…

Avec « Morts Sûres », Benoit Chavaneau et sa complice Hana Myo-Shin renouent avec la tradition des grands romans feuilletons policiers fantastiques, ceux de Sax Rohmer ou Conan Doyle. Avec en plus une jubilation féroce et une qualité d’écriture qui vous entraînent dans le monde de la terreur pure.

LES AUTEURS
Benoît rêvait avant d’écrire
Benoît rêvait avant de vivre…
Il me semble que les élèves qui ont eu la chance de partager ses cours ne l’oublieront pas de sitôt, tant l’homme est riche de mille vies.
J’ai souvent l’impression que sa plume a volé au-dessus de toutes les mers, au-dessus de tous les horizons, enrichissant sans cesse la culture d’un conteur humble et songeur…
L’homme souffre beaucoup, mais avec une rare pudeur, toujours, ce qui donne à son encre un alcool d’émotion pure. Benoît, c’est l’émoi de nous deux. N’en cherchez jamais plus.
Hana Myo Shin, le 7 janvier 2010

Hana est entrée dans ma vie, une nuit de 2002, avec des mots écrits à L’encre de Feu. Le roman le plus passionnel, le plus charnel, le plus bouleversant jamais écrit par une femme. Avec Jeux de dames (noires et blanches quand elles sont nues), elle envoie balader l’érotisme aux pieds de l’amour. Hana, c’est la chair de mon papier, la vibration de mes silences et de chacun de mes mots. Hana , c’est ma nyubaï, cette averse de mousson qui martèle imperturbablement le papier huilé des ombrelles japonaises en automne… Mais elle est aussi mon Hanami, ce temps que l’on ne prend que là - bas, pour contempler les cerisiers en fleurs.
Hana c’est le toit de nous deux. N’en cherchez guère plus.
Benoît Chavaneau , Paris, janvier 2010




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jeudi 15 avril 2010

PEINTURE : Isabelle Mignot expose à Bruxelles ...


Je viens de recevoir et de découvrir ce merveilleux livre "Soulscapes" que vient de sortir Isabelle Mignot, dont j'ai parlé dans l'article précédent.
Ce livre comprend quelques unes de ses œuvres accompagnées d'un texte superbe de Julien Pascual. Une petite merveille d'émotion devant ce voyage intérieur tant de l'artiste que de Julien, qui parle d'Isabelle, de son œuvre, de la vie, de nos émotions, de nous ...
Ce petit bijou tombe à point nommé pour les belges qui auront le plaisir de rencontrer cette merveilleuse artiste à Bruxelles ce samedi 17 avril 2010 dès 15 heures.

En effet, Isabelle expose à l'Art Louise Gallery à Bruxelles du 10 au 29 avril 2010 dans le cadre d'une exposition collective "Drôles de Femmes" ...
11 femmes : peintres, plasticiennes, céramistes, sculpteurs, mosaïstes ...
11 itinéraires originaux au coeur de la création contemporaine ...

Marie Bonhoure Marsillach, Caroline Chopin, Sandrine Daubrège, Isabelle Denechau, Blandine Devisscher, Corinne Dorlancourt, Isabelle Mignot, Catherine Millet, Claudine Mouraux, Corinne Pagny et Valérie Telesca

Vernissage en présence des artistes le samedi 17 avril 2010 à partir de 15 h

AmArt Louise Gallery - rue Dejoncker 34 - 1060 Brussels
Exposition ouverte du jeudi au samedi de 14 h à 18 h.


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