"Rien, moins que rien, pourtant la vie." Aragon

A la découverte de la beauté et de la vie ...

A la découverte de la beauté et de la vie ...

vendredi 19 février 2010

ALEXANDRA COUSTEAU ou...l'océan en héritage...la vie d'une femme d'exception (2).

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Alexandra raconte le quotidien de ces mères privées d'eau potable pour leurs enfants. Lasurvie des espèces marines menacées. Les chalutiers occidentaux qui s'approprient le poisson des pays pauvres...
Puis, dans un souffle, elle cite son grand-père : "Notre planète nous rend ce que nous lui donnons".
La voix d'Alexandra porte loin quand il s'agit d'alerter l'opinion sur l'état de la planète. Ce combat est aussi celui de Philippe Cousteau, son frère cadet qui a fondé EartEcho International, association qui sensibilise le grand public et les médias à la protection des océans et des ressources en eau potable.


BOTSWANA

Botswana


Botswana : clin d'oeil d'éléphant


Botswana : un curieux...


Botswana : Okavango


Botswana : rencontre avec le Ministre de l'Environnement



GUATEMALA


Guatemala : porteuse d'eau


Guatemala : toilettes


Guatemala : Magdalena


Guatemala : discussion avec un groupe d'enfants


Guatemala : Jacaranda



MOYEN-ORIENT


Moyen-Orient : le Mur de Ramalah


Moyen-Orient : rencontre avec une étudiante devant le Mur de Ramalah


Moyen-Orient : rencontre avec un expert en eau d'un village palestinien


Moyen-Orient : la sécheresse et le vent


Moyen-Orient : plmeraie dans un Kiboutz



GALAPAGOS


Galapagos : paysage

Galapagos : bébé lion de mer


Galapagos : bébé lion de mer et sa maman


Galapagos : lions de mer


Galapagos : Iguanes marins


Galapagos : Iguane terrestre


Galapagos : Iguane terrestre



L'ARCTIQUE

L'Arctique a été au centre de nombreux débats au cours des dernières années, concernant la menace de changement climatique (fonte des glaciers, ours polaires...).
Alexandra souhaite apprendre l'incidence de ces changements sur la vie des populations et connaître leurs espours pour l'avenir.


Arctique


Village de pêcheurs


Arctique : glacier


Arctique : fonte des glaces





Vidéo présentant l'expédition Blue Planet



Jacques-Yves Cousteau et le droit des générations futures.




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mercredi 17 février 2010

Paul KLEE ... Jeux de clefs et de couleurs...

Le sortilège des poissons (1925)

Paul Klee est né le 18 décembre à Münchenbuchsee, près de Berne. Fils du professeur de musique Hans Klee et de la chanteuse Ida Klee-Frick, Paul Klee a baigné dès sa plus tendre enfance dans la musique et s’y est formé très tôt. Dès le lycée, il jouait du violon.
Il était encore à l'école lorsqu'il prit la décision d’entreprendre une carrière artistique mais hésita longtemps entre la peinture et la musique. S’étant finalement décidé pour l’art, il commença à étudier à Munich les beaux-arts.
Une étape importante de la vie de Klee est un voyage en Tunisie avec ses amis artistes August Macke et Louis Moilliet. Klee y découvre la couleur.
Paul Klee enseigne et travaille au Bauhaus, puis plus tard à l'Académie d’Etat des Beaux-Arts de Düsseldorf.
Expulsé d'Allemagne par les Nazis pour son art jugé dégénéré, Klee se réfugie en Suisse, à Berne, où ses amis Picasso et Braque, solidaires, viennent lui rendre visite.
L'artiste, très atteint moralement, mourra le 29 juin 1940, en laissant en héritage de nombreuses œuvres et en ayant donné à son époque une nouvelle vision de la peinture.


Small picture of a regatta

Paysage avec des colonnes noires


L’œuvre de Paul Klee est une véritable biographie peinte et dessinée, même si les messages qu’il transmet sont souvent codés et qu’ils posent des devinettes à celui qui les observe. Mais à bien y regarder, l’œuvre de Klee est nettement marquée par son caractère, sa vie et le monde qui l’entoure.


Der Niesen (1915)

Peintre poète par excellence, on comprend que les œuvres de Paul Klee plaisent tellement aux enfants : sa peinture est empreinte de fantaisie, d’imagination, de rêve… Des peintures telles "le paysage aux oiseaux jaunes" (1923) et "le sortilège des poissons" (1925) en sont une démonstration évidente.
Chez Klee la réalité visible est dépassée, il se rapproche de la musique.
Souvent associée à l’expressionnisme, au cubisme ou au surréalisme, l’œuvre de Klee est difficile à classifier. On lui reconnaît généralement une atmosphère fragile et enfantine, une certaine géométrisation, une intensité de la couleur, et une allusion à la poésie, à la musique et aux rêves.
Paul Klee devance le surréalisme par ses visions, son goût du rêve, son abandon à l'irrationnel, et l’abstraction par ses fonds musicaux qui ne sont que taches de couleur et suggestion de mélodie.
Paul Klee laisse un immense héritage. Ses théories montrent la voie à l’artiste : la touche, le geste, les tons, la composition sont les véritables signes et signatures du peintre.


Paysage aux oiseaux jaunes (1923)


"Le dialogue avec la nature reste pour l'artiste une condition sine qua non. L'artiste est homme; il est lui-même nature, morceau de la nature dans l'aire de la nature." Paul Klee




Le ballon rouge (1922)

« L'art ne reproduit pas le visible, il rend visible. ” Paul Klee


Dômes rouges et blancs (1914)

"La Couleur et moi sommes unis. Je suis un peintre." Paul Klee


Tête d'homme (sur le point de devenir sénile, 1922)

"Il y a des jours semblables à une bataille fumante de sang.
Et maintenant la nuit est profonde, non pour moi, pour les autres,
pour les émoussés qui ne ressentent point de bataille.
Ces derniers font de la musique, de légères vulgaires chansons. Ensuite ils se couchent.
Moi, je ne trouve point le sommeil. En proie à l’ardeur qui en moi flambe encore çà et là,
je vais à la fenêtre cherchant la fraîcheur et je vois que tout est éteint dehors.
Seule tout au loin luit une petite fenêtre. Sans doute un autre est-il à veiller ? Il faut bien que quelque part je ne sois pas absolument seul.
Et voici que me parviennent les sons d’un vieux piano ..."
Paul Klee, extrait de son journal 1916.


With two dromedaries and one donkey (1919)

L'influence de son séjour tunisien, les couleurs...

Route principale et routes secondaires (1929)

L'Orient a une place importante dans la réalisation de ce tableau. Klee le réalise dès son retour d'Egypte. Une sorte de tapis...



Ad Parnassum (1932)

À partir des années 1930, le style de Klee ne fait que progresser vers l'épure. Ad Parnassum, abréviation probable de Cradus ad Parnassum, titre d'un traité du XVeme siècle sur l'art musical du contrepoint, est sans doute l'un des aboutissements les plus manifestes d'une telle conception.




Vidéo plus spécialement biographique.







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lundi 15 février 2010

Veille de Carnaval ... La Belgique en deuil ...

Je comptais en cette veille de Carnaval faire un article sur ce sujet. Par respect pour les victimes de la terrible catastrophe ferroviaire survenue ce jour en Belgique, je m'en abstiendrai, en ayant une pensée toute particulière pour les victimes, leurs familles, pour les blessés, pour ceux qui étaient dans ce train et pour ceux qui ont donné tant d'eux-mêmes pour aider, être là, secourir ...


© photo Ariane Spehl


Cette photo illustre avec émotion le paysage d'un train lancé à grande vitesse ...
Un instant d'éternité ...
Certains partent, nous avons la chance de vivre...


A voir un jeune chien courir
Les oiseaux parapher le ciel
Le vent friser le lavoir bleu
Les enfants jouer dans le jour

A sentir fraîchir la soirée
Entendre le chant d'une porte
Respirer les lilas dans l'ombre
Flâner dans les rues printanières

Rien moins que rien pourtant la vie

Rien moins que rien Juste on respire
Est-ce un souffle une ombre un plaisir
Je puis marcher je puis m'asseoir
La pierre est fraîche la main tiède

Tant de choses belles qu'on touche
Le pain l'eau la couleur des fruits
Là-bas les anneaux des fumées
Un train qui passe et crie au loin

Rien moins que rien pourtant la vie

A doucement perdre le temps
Suivre un bras nu dans la lumière
Entrer sortir dormir aimer
Aller devant soi sous les arbres

Mille choses douces sans nom
Qu'on fait plus qu'on ne les remarque
Mille nuances d'êtres humaines
A demi-songe à demi-joie

Rien moins que rien pourtant la vie

Celui qui le veut qu'il s'enivre
De la noirceur et du poison
Mais le soleil sur ta figure
Est plus fort que l'ombre qu'il fait

Et qu'irais-je chercher des rimes
A ce bonheur pur comme l'air
Un sourire est assez pour dire
La musique de l'être humain

Rien moins que rien pourtant la vie

Aragon








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La neige....Enya - "Amid The Falling Snow"




Actuellement, la neige, la neige, la neige...
De merveilleux paysages, beaucoup de beauté, de réels plaisirs pour certains et...de nombreux soucis pour d'autres.
Enya en tout cas nous fait rêver.



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samedi 13 février 2010

Très belle fête de St Valentin ....


"Le baiser" est un des tableaux les plus connus de Gustav Klimt, si ce n'est le plus connu de ce peintre. Cette toile, réalisée en 1907-1908, appartient à la période dite dorée du peintre : celui-ci utilise à la fois les couleurs dorées et les feuilles d'or.

Ce tableau est vertigineusement décoré : fond de feuilles d'or et d'argent, mosaïque de fleurs colorées, vêtements dorés en rectangles blancs et noir pour l'homme et de ronds colorés pour la femme.

Telle une icone, cette peinture est pour moi un hymne à l'amour éternel ...Intimité amoureuse, tendresse, passion.

http://www.iklimt.com : très beau site sur Klimt (en)


Video sur les oeuvres de Gustav Klimt associée à la musique de Gustav Malher...




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jeudi 11 février 2010

La tête dans les étoiles ...The head in the stars ...

La tête dans les étoiles ... ou la rencontre avec un homme d'exception, Dirk Frimout, le premier astronaute belge à s'être envolé dans l'espace à bord de la navette Atlantis...


Vicomte Dirk Frimout, premier belge dans l'espace, Président de l'Euro Space Society

J'ai eu la grande chance à la fin de l'année 2009 d'assister à une conférence et de rencontrer Dirk Frimout. Cet homme resté très simple m'a profondément marqué tant au niveau de sa philosophie de vie que par les réflexions qu'il donne sur le devenir de notre planète.
Je suis rentrée différente, la "tête dans les étoiles", mais également ancrée dans la réalité de notre vie.
Après avoir obtenu un diplôme d'ingénieur électronique et un doctorat en physique appliquée, Dirk Frimout rejoint le l'Université du Colorado.
Il se porte candidat à la première sélection d'astronaute de l'Agence Spatiale Européenne et figure parmi les 12 finalistes.
Quelques années plus tard, il est cette fois retenu comme réserviste d'un l'astrophysicien américain. Il prend finalement sa place.
Première d'une série de 10 missions de la NASA consacrée à l'étude de l'environnement terrestre, la mission ATLAS-1 s'intéresse en particulier à l'influence du soleil sur l'atmosphère. Dirk Frimout est chargé de l'utilisation du "spectromètre à grille".
Au terme de 143 orbites terrestres, la mission s'achève avec succèsaprès un vol de 8 jours, 22 heures, 9 minutes, 28 secondes.

Son souvenir le plus fort est l'arrivée sur orbite après quelques minutes de vol, au moment où tout est devenu tranquille à l'intérieur du vaisseau.
Il a été marqué aussi par la finesse de la couche atmosphérique et la fragilité de notre planète.
Pour la petite histoire, le commandant de l'équipage de la mission Spacelab ATLAS-1, Charlie Bolden, est l'actuel Directeur de la NASA.

Dirk Frimout a projeté quelques photos reprises dans cet article comme base de son exposé; j'ai pour ma part choisi d'en présenter d'autres particulièrement belles.



photo de la Nasa - source : modis.gsfc.nasa.gov

La toute mince ligne de l'atmosphère terrestre...et le soleil couchant photographié de l'ISS...
Cette photo illustre bien le caractère précieux et si mince de notre atmosphère à préserver...


photo de la Nasa - source : modis.gsfc.nasa.gov

Ce n'est pas une étoile...C'est Londres vue de l'espace...


photo de la Nasa - source : modis.gsfc.nasa.gov
Le Chili


photo de la Nasa - source : modis.gsfc.nasa.gov

Le Maroc


photo de la Nasa - source : modis.gsfc.nasa.gov

L'Australie : La Grande Barrière de Corail



photo de la Nasa - source : modis.gsfc.nasa.gov

L'Islande, particulièrement belle vue de l'espace ...





Dirk, nous a expliqué la manière dont se passait la vie à bord de la navette. Il est assis ici devant son lit...enfin ... là où il dort. Les astronautes sont ainsi enfermés ... Il ne faut pas être claustrophobe !!!


Dirk au travail


photo de la Nasa - source : modis.gsfc.nasa.gov

L'intérieur d'une navette


photo de la Nasa - source : modis.gsfc.nasa.gov


Le décollage
La conquête de l'espace ne s'est pas fait sans mal : sur 505 astronautes, 25 sont décédés en mission... 5 %. C'est énorme.


Dirk Frimout s'envole du Centre spatial Kennedy le 24 mars 1992 en compagnie de 6 Américains à bord de la navette Atlantis, et devient ainsi le premier Belge de l'espace.
Au terme de 143 orbites terrestres (5,15 millions de km), la mission s'achève avec succès.


photo de la Nasa - source : modis.gsfc.nasa.gov

Une vue époustouflante de l'ISS, station spatiale internationale.
Toujours cette mince couche de l'atmosphère illuminée par la clarté magnifique du soleil.



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mardi 9 février 2010

LA MER ... A une amie




Fermer les yeux, écouter la mer, sa musique, ...

"La mer se retirant révèle des trésors, paillettes posées sur le sable de l'estran ... Quelques grains de lumière, témoignages du cœur, petits cailloux sur le chemin de la vie".

Annick Sert






Sentir la respiration de la mer, sentir la respiration des fleuves...


"La nuit était étrangement douce, tandis que le ciel demeurait de plomb. Un vent humide du sud soufflait tranquillement. Comme d'habitude. Une odeur de mer se mêlait à un pressentiment de pluie. Les alentours étaient plongés dans dans une languissante nostalgie. L' herbe drue des berges aménagées résonnait du chant des insectes. A tout moment, la pluie semblait vouloir se mettre à tomber. Une pluie si fine qu'on se demandait si s'il pleuvait vraiment, et qui pourtant vous détrempait de pied en cap sous vos vêtements.

Dans la lumière blanche et incertaine des lanternes, on voyait courir l'eau de la rivière. Une eau peu profonde qui vous arrivait à peine aux chevilles. Elle était aussi claire qu'autrefois. Comme elle provenait directement de la montagne, il n'y avait aucune raison pour qu'elle fût polluée. Petits cailloux et terres sabloneuses rolait au fond du lit de la rivière où, ça et là, de petits barrages étaient destinés à arrêter les sables mouvants. Au bas de ces barrages, dans des trous d'eaux profondes, nageait des petits poissons.

Durant les périodes de sécheresse, le flux est littéralement bu par le fond sabloneux, ne laissant qu'un chemin de sable blanc légèrement humide. En guise de promenade, je décidai de suivre ce chemin en direction de l'amont et de chercher le point où la rivière était absorbée par son lit. Je finis par m'arrêter, croyant avoir découvert quelque chose, comme l'ultime filet du cours d'eau, puis, l'instant d'après, tout avait disparu. Les ténèbres des profondeurs de la terre l'avaient avalé furtivement

J'aimais les chemins en bordure des fleuves. Aller avec le courant de leur eau. Et sentir leur respiration au gré de la marche. Les fleuves vivaient. Ils avaient fait les villes. Au cours des dizaines de milliers d'année, ils avaient usé les montagnes, transporté les terres, comblé les mers, puis fait poussé les arbres. Depuis le début des temps, les villes leur appartenaient, et sans doute ne cesseront-elles jamais de leur appartenir.

En cette saison des pluies, les eaux coulaient dans leur lit, tout au long, jusqu'à la mer. Les arbres plantés en bordure de la rivière embaumaient la jeune pousse. Ce verdoiement imprégnait l'air en profondeur. Quelques couples étaient allongés sur l'herbe, épaule contre épaule, des vieux promenaient leur chien. Des lycéens fumaient une cigarette à côté de leur moto. Une nuit de début d'été comme tant d'autres. "

La course au mouton sauvage, Haruki Murakami,

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