"Me revoilà tombé dans le Midi dont je n'aurais peut-être jamais dû m'éloigner pour me lancer à la poursuite chimérique de l'art", lettre de Cézanne à son ami Monet en juillet 1895.
Photo ©Annick Sert - Sur les murs des Baux de Provence
"Le soleil n'est jamais si beau qu'un jour où l'on se met en route" Jean Giono.
"Quand on vient du Nord et qu'on a dépassé Valence ..."
Valence n'est qu'un pain mal coupé. Il y a encore dans le ciel quelques traces de Lyonnais ... Le Midi n'est pas la Provence. Le gris n'y a pas encore sa qualité aristocratique. Au sud du défilé, par contre, on croit voir un fourmillement de couleurs, et là, c'est du gris, du vrai gris de la qualité la plus noble. Ne croyez pas au peintre qui fourre dans ce pays-ci le rouge sang, le jaune d'or, le vert vinaigre. Tout est gris, à la fin de l'hiver, que jouent les blancs et les roses des fleurs d'amandiers, c'est contre ce gris que s'appuiera l'azur de ciel d'été, c'est de ce gris que s'échappent les flammes à peine citronnées de l'automne. C'est ce gris qui rejoindra le gris l'hiver, le poussant juste un peu, dans les lointains, vers le violt ... dès qu'on a quitté les vergers et les labours, c'est le gris qui vous enveloppe ; un gris étrange fait de lumière intense et de couleurs broyées." Jean Giono, Provence.
"La Provence dissimule ses mystères derrière leur évidence". Jean Giono



