"Rien, moins que rien, pourtant la vie." Aragon

A la découverte de la beauté et de la vie ...

A la découverte de la beauté et de la vie ...

samedi 31 octobre 2009

1er novembre 1755 - l'anniversaire du grand tremblement de terre de Lisbonne

Le 1er novembre 1755 - Le grand tremblement de terre survenu à Lisbonne fut suivi d'énormes incendies.
Un traumatisme européen dans le monde de l'art de la culture.
Mais le tremblement de terre de Lisbonne, c'est aussi des milliers de victimes et la destruction d'une très grande partie de la ville.
Lorsqu'on parcourt Lisbonne on a l'impression que nul n'ignore encore aujourd'hui le drame de la matinée du 1er novembre 1755...
"Ils sentent la terre trembler sous leur pas, la mer s'élève en bouillonnant dans le port et brise les vaisseaux qui sont à l'ancre. Des tourbillons de flammes et de cendres couvrent les rues et les places publiques; les maisons s'écroulent (...). Trente mille habitants de tout âge et de tout sexe sont écrasés sous les ruines (...). Voici le dernier jour du monde ! " raconte le Candide de Voltaire.
Le tremblement de terre, cette terrible catastrophe inspira également à Kant son célèbre poème sur le désastre de Lisbonne et marqua profondément Kant. (1)
Tous s'accordent à dire que la ville ne fut jamais la même après le séisme qui a marqué à jamais la mémoire collective.
C'est un homme providentiel, le Marquis de Pombal, qui entreprit de reconstruire toute la partie basse de la ville. L'originalité de ce projet est un quadrillage des rues qui se croisent à angle droit.
Ce fut le triomphe de la raison dans ce siècle des Lumières.
(1) Extraits de l'Art de Vivre au Portugal", Flammarion

The 1st November of 1755...The Great 1755 Lisbon Earthquake. Reactions of Kant, Voltaire. A real European trauma for Lisboa, and also in in the world of Art, Culture.



Un compositeur, Carlos Seixas, mourut vraisemblablement lors de ce drame. Tous ses manuscrits ont été brûlés.
Magnifique musique d'un grand portugais.

Je dois les deux vidéos et certains renseignements à Fernanda Dalia de Lisbonne.

mardi 13 octobre 2009

Novgorod...



Je saisis l'ombre d'abord,
Ombre étrange, ombre verte d'une haie mal taillée
Ombre et filets de lumière,
Petits filets venus du ciel.

Cette ombre discrète envahit les murs blancs
D’une Eglise proche,
Elle entoure et enlace celle d’à côté.
Elle me fascine, cette insaisissable,
Qui tente de me surprendre.


Je vois l’ombre ensuite se fondre en un début de clarté
Ombre et lumière,
Lumière tamisée, grise, rose, brune, blanche,
Un blanc éclatant attirant le regard.

L’ombre rejoint la lumière
Sur ces Eglises diverses et uniques,
Fascinantes et surprenantes,
Sur ces clochers bulbeux, ronds, pointus, dodus.

Tous ces clochers s’élèvent vers le ciel,
Tels des appels, des inquiétudes, des certitudes
Ces clochers et clochetons sonnent les larmes, les rires, les joies
Et nous invitent à l’amour, à la tendresse.

Eglises jadis façonnées par les hommes, nos pères,
Actuellement seules et délaissées,
Vous paraissez espaces, lieux, temps,
Invitant au mystère et à la rencontre.

Ciel et nuages couvrent et enveloppent
Ces maisons de Dieu et des hommes.
Nuages suspendus au ciel,
Voiles blancs, gris, presque noirs, soyeux, duveteux,
Nuages créant pourtant la lumière.

J’ai saisi ce lieu magique,
De pénombre et de clarté lumineuse,
De diversité et d’unité.


Que ne l'ai-je quitté moins vite !

AD


Poème publié : http://www.unevilleunpoeme.com
Voir aussi : Blaise Cendrars, La légende de Novgorod
http://www.republique-des-lettres.fr/626-blaise-cendrars.php

Novgorod est une ville située au nord-ouest de la Russie à 200 km de Saint-Pétersbourg.
Elle fut la première capitale de la Russie au IXè siècle, et dès lors un des hauts lieux de la culture et de la spiritualité russe.
Actuellement, elle est classée au Patrimoine mondial de l'UNESCO.
Un lien intéressant sur cette ville : http://www.russie.net/article.php3?id_article=2760

lundi 5 octobre 2009

La voix de l'Amérique Latine s'en est allée - Mercedes Sosa

Mercedes Sosa ne chantera plus la liberté...
Elle a dit : "Ces prix ne me sont pas seulement décernés parce que je chante, mais parce que je pense. Je pense aux êtres humains et à l'injustice. Je pense que si je n'avais pas pensé, mon destin n'aurait pas été le même"



mercredi 30 septembre 2009

Prendre un enfant par la main...

© Photo de "Grand Pat"


Petit homme,

Nous n'avons pas eu le temps de te connaître ou si peu.
Et pourtant,
Tu as cheminé à nos côtés,
En nos pensées,
En nous,
Pendant de nombreux mois.
Tu étais tout pour nous, nous étions tout pour toi.
"Petit de nous", tu percevais déjà notre murmure amoureux, notre tendresse.
Tu es passé maintenant de l'autre côté du chemin.
Nous voudrions crier notre blessure, mais nous restons sans voix.
Le silence - qui accompagne l'essentiel - nous envahit.
Nous ne comprenons pas...
...Et pourtant...
...Pourtant, il nous faudra peut-être beaucoup de temps pour comprendre,
Pour que les autres comprennent,
Que si tu es loin de notre vue,
Tu seras toujours TOI, notre petit homme.
Tu vivras près de nous tous.
Ton nom sera prononcé à la maison,
Comme il l'a été dans le secret de notre cœur.
Et plus tard, lorsque le sourire l'emportera sur nos larmes,
Nous penserons à toi,
Au lever du jour,
En écoutant l'oiseau,
En surprenant le ciel se fondre dans la mer.
Tu seras lumière, image, son, musique, murmure,
Qui nous rappellera quelque chose d'un paradis à retrouver tôt ou tard,
A la rencontre de nouveaux émerveillements.

AD 30/09/1974

A propos de la photo : Jamais je n'ai trouvé de meilleure photo pour illustrer ce texte...Un vif remerciement à mon ami de Facebook.

Au délà des rêves...un petit homme...



Beyond the dreams ... a little man

35 years ago...memories...to our son

Il ne nous quitte jamais, il fait partie de nous, il est en nous. Il nous protège.
Il est poésie, chant, amour, amitié.
Il est le ciel, l'étoile qui brille...
Il est lumière, image, son, musique, murmure,
Qui nous rappelle quelque chose à retrouver tôt ou tard.

lundi 21 septembre 2009

Invitation à la chasse aux feuilles rouges - Annick Sert

Je comptais écrire un texte sur l'automne qui arrive doucement. Mon amie, Annick Sert, a écrit et nous a fait cadeau d'un texte sublime qu'elle m'a autorisé à publier. Annick se qualifie elle-même d'attrapeuse de rêves, de butineuse. Elle nous convie souvent en des balades enchantées, où le rêve rejoint la réalité...Annick confie qu'elle trouve le paradis dans l'instant, elle a appris à faire durer chaque seconde de bonheur, comme si c'était la dernière...
Belle leçon de vie d'une amie qui m'est très chère !
J'espère que celles et ceux qui s'arrêteront ici prendront le temps de lire, de s'assoir à côté d'Annick, de fermer les yeux, d'être comme elle attentive à la fugacité de l'instant et d'écouter son texte mélodieux. Volontairement, je ne veux rien y ajouter.


© photo de Annick Sert

Arriver tôt, une heure à peine après le lever du jour, et attendre, assis sur un banc au bois humide, que les premiers rayons de soleil caressent les feuillages encore immobiles.

Croiser les bras, joindre les pieds et expirer lentement : l'endroit sent encore la nuit mais un merle chante déjà, d'autres lui répondent, la forêt s'éveille.

Commencer par fermer les yeux, mains à plat sur les cuisses, en calmant sa respiration.

Puis, de sa poche, les paupières toujours baissées, sortir un raisin de corinthe. Pas deux, trois ou une poignée mais un seul.
Ne pas l'avaler tout de suite, le laisser fondre sous la langue en essayant d'en saisir toutes les saveurs. Du sucre, bien sûr, une pointe d'amertume, un peu d'acidité.
Marier ces goûts avec ce que capte le nez, cette odeur âpre de terre mouillée qui donne envie d'éternuer et ces effluves d'herbe inondée de rosée.

Ouvrir les yeux et commencer par fixer un peuplier aux feuilles jaunes.
Le vent qui lève les fait trembloter, pareilles à des dizaines de petits mouchoirs qui seraient agités par des mains invisibles.
Se sentir transporté par ces frétillements.

Porter son regard ailleurs, vers ce mur de vieilles pierres.

Attendre un souffle plus puissant et ne rien perdre du ballet de ces feuilles grenats qui, tels des confettis, voltigent, tombent en vrille, planent en donnant l'impression de rester suspendues, certaines s'avisant même de reprendre de la hauteur avant d'atterrir, doucement, comme à regret, sur un tapis aux éclats orangés.

Le vent se calme mais quelques feuilles volètent toujours, émouvantes retardataires que l'on se prend à encourager dans leur vain combat contre la pesanteur.

On pense alors à ces poètes que les jours d'octobre ont fait pleurer et on saisit, peut-être sans le partager, le sens de leur mélancolie.
Viennent alors à la surface des souvenirs, des bribes de complaintes et de poésies, apprises au siècle dernier , "colchiques dans les près, fleurissent, fleurissent ... la feuille d'automne emportée par le vent en ronde monotone, tombe en tourbillonnant ... et ce chant dans mon coeur, murmure, murmure, et ce chant dans mon coeur appelle le bonheur."

C'est bien cela, il y a toujours une allégresse à accueillir l'automne, une joie malgré les jours ternes qui s'annoncent et le plafond bas, le gris dominant et la nuit qui tombe à quatre heures de l'après-midi !

Le temps a filé et le soleil est bientôt à son zénith.

C'est l'heure, l'instant magique.
Un photographe rangerait son appareil en raison de l'intensité de la lumière mais sans elle, sans cette blancheur inattendue en pareille saison, il serait impossible d'admirer comme il se doit cet érable aux nuances vermeilles et fauves, raison principale de cette escapade automnale.
C'est "le" moment, certainement le meilleur de la journée.
Vivre cela une fois par an, vaut toutes les évasions, toutes les lectures. Ou presque.

D'abord, regarder l'arbre de loin.
Plonger ses yeux dans ses branchages.
Ne rien voir d'autre que ses points carmin et garance qui tremblent et scintillent.
Graver leur image dans la rétine et se dire qu'aucune photographie, aucun film, ne seraient capables de restituer pareil spectacle.
Ensuite, s'approcher par cercles concentriques, jusqu'à effleurer les premières branches de sa main.
Saisir de sa paume une feuille écarlate qui vient de se détacher et décider de la garder en la glissant dans sa sacoche.
En chercher d'autres, les plus belles, les plus régulières, celles dont les couleurs sont les plus vives, les plus inattendues.

Tout à l'heure, bien après le retour dans la ville, il s'agira, avec la satisfaction du chercheur de trésor - ou la naïveté de l'enfant -, de les admirer de nouveau, de les trier...
Elles deviendront herbier pour certaines, collage sur papiers multicolores pour d'autres.
Quelques déceptions aussi, feuilles brisées, écrasées ou aux teintes déjà ternies.

Tout cela est inspiré d'une coutume japonaise, le "momijigari " ou "chasse aux feuilles de l'automne" ou encore "contempler les couleurs de l'érable".
Il s'agit d'une quête, d'un salut à la nature avant qu'elle ne s'endorme, d'une volonté de profiter d'un feu d'artifice flamboyant avant le sommeil hivernal.

Il va bientôt faire nuit et des silhouettes dentelées se dessinent dans l'obscurité.
C'est une autre magie qui s'installe, une autre atmosphère.

Il est temps de s'en aller, poumons lavés et esprit apaisé.
S'accorder un dernier plaisir : celui de marcher dans le noir sur un tapis crissant en se disant que, peut-être, si le temps le permet encore, il sera possible de répéter cette sortie avant l'arrivée en force de la grisaille.

Oui, assurément, rien n'est plus beau que l'automne !

© Annick Sert, 21 septembre 2009

dimanche 20 septembre 2009

NUAGES - "Les toits du Sud"

"Les toits du Sud" - Ariane Spehl 2009


Les toits, qu'ils soient du Sud ou du Nord sont nos ciels de vie, nos rêves enfouis, nos espérances.
Au travers de ces nuages, il y a toujours le soleil, l'espoir, la vie.
Nuage noir de la tourmente,
Nuage gris annonçant la pluie,
Nuage blanc de l'espoir qui se réunit sous nos pieds, ombre du soleil
Nuage qui s'étire et se veut signe,
Nuage qui nous réunit, nous les êtres humains, au delà de nos frontières et pays, tels des messagers de bonheur ou de tristesse.
Nuage aux multiples formes et couleurs
Le nuage est comme un rêve, tant gai, tantôt triste.
Il ne nous quitte jamais, il fait partie de nous, il est en nous. Il nous protège.
Il est poésie, chant, amour, amitié.
Il est ce que nous sommes, un et multiple, il est notre vie.

Quelques citations :

"J'aime les nuages... les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages !" Baudelaire
" Les nuages nagent comme des enveloppes géantes, Comme des lettres, que s'enverraient les saisons.", Ismaïl Kadaré
"Exprimer ses émotions, c'est comme d'enlever les nuages noirs devant le soleil pour laisser pousser les fleurs", Tanya Sénécal

Merci à Ariane pour ce splendide montage et à Annick pour deux très belles citations.

jeudi 17 septembre 2009

L'amitié...


"A verdadeira amizade...deixa marcas positivas que o tempo nao pode apagar."
"Une véritable amitié...laisse des traces positives que le temps ne peut effacer", auteur inconnu.
"A true friendship...gives positive signs that time can not erase", author unknown.

jeudi 3 septembre 2009

En partance...



En partance...attentive à la fugacité de l'instant
En partance...ne sachant vers quels lieux, vers quels souvenirs
En partance...ne comprenant plus le sens des mots, le sens des gestes
En partance...
Oui...en partance, telle cette plume, légère, déposée, fine et fragile.


Je joins un poème magnifique de Cécile Chabot, écrivain québécoise, qu'une très chère amie m'a fait découvrir...

"Partir !
Aller n’importe où,
vers le ciel ou vers la mer, vers la montagne ou vers la plaine
Partir !...
Aller n’importe où,
vers le travail vers la beauté ou vers l’amour
Mais que ce soit une âme pleine de rêves de lumières,
avec pleine de bonté, de forces et de pardon
S’habiller de courage et d’espoir et partir malgré les matins glacés,
les midis de feu, le soir sans étoiles
Raccommoder s’il le faut. nos cœurs voiles trouées, arrachées au mât des bateaux.
Mais partir !
Aller n’importe où et malgré tout
Mais accomplir une œuvre !
Et que l’œuvre choisie soit belle, et qu’on y mette tout son cœur,
et qu’on lui donne toute sa vie."

VIDEO - Song from a Secret Garden

Très belle vidéo, pleine de paix et de sérénité.
Au sein de l'éternité, dans la sérénité le temps passe...
Une amie m'a glissé très justement cette phrase de Platon à propos de cette vidéo..."Le Temps est l'image mobile de l'éternité immobile."

mardi 1 septembre 2009

La "blogosphère"...un blog intéressant : "Words and Dreams"

© photo de Maria Monteiro, Portugal

© photo de Maria Monteiro, Portugal

La "blogosphère", le monde des blogs, fait partie intégrante de notre vie. Elle touche à tous les domaines de l'art, de l'économie, de l'environnement, des médias, de l'éducation, bref tout ce qui fait notre vie.
Il est un blog que je voudrais épingler, car il présente une approche et une démarche intéressante. Il a été créé par un amie, professeur d'anglais du cycle supérieur au Portugal. Il se dénomme "Words and Dreams".
Ce blog est un outil destiné notamment aux étudiants. Il comporte non seulement des exercices d'anglais, mais il éveille l'étudiant à l'art, aux grands problèmes de notre société, à la solidarité, à l'écologie, il dépasse largement le simple enseignement de l'anglais.
Voilà ce que j'écrivais le 7 décembre 2008 :
"J'aime ce blog et son nom "Words and Dreams"...
Oui, les mots ont de l'importance, car ils nous permettent de communiquer avec le monde, de communiquer avec nos amis. Les mots nous permettent de comprendre notre environnement, notre responsabilité à l'égard des autres, notre entourage, notre famille, nos amis, mais également ceux que nous ne connaissons ou moins, ceux qui souffrent, les personnes démunies.
Oui, les rêves nous font avancer...Nous y retrouvons notre imaginaire, tout ce que nous aimons et tout ce qui est beau. J'aime ce blog parce qu'il est très complet et qu'il nous donne l'envie d'aller plus loin, de découvrir d'autres horizons, ceux de l'art, de la photo, de la poésie, de l'actualité et j'en passe...
Oui, j'aime ce blog parce que je ressens que celle qui l'a créé a du coeur, rencontre les préoccupations de notre monde actuel et souhaite un monde meilleur.
J'aime ce blog "Words and dreams".

Référence de ce blog : http://words-dreams.blogspot.com


J'aurais l'occasion de revenir plus tard sur un autre blog hébergé par le journal Le Monde, blog de photo et de poésie : "l'oeil ouvert", ainsi que le très beau blog de Pat Rousson, "Pat Photographie".

© photo de Maria Monteiro, Portugal

© photo de Maria Monteiro, Portugal

lundi 31 août 2009

PORTUGAL...de Viana de Castello à Setubal...


© photos de Fernanda Dalia, Portugal

Ces photos me fascinent : le peuple portugais, tourné vers l'avenir, tourné vers la mer, ce peuple portugais bien actuel sous celui des explorateurs. Fabuleuse photo.


Divers extraits de poèmes de Fernando Pessoa sur http://emmila.canalblog.com

Sentir tout de toutes les manières
Vivre de tous les côtés,
Etre la même chose de toutes les façons possibles en même temps
Réaliser en soi toute l'humanité de tous les moments
En un seul moment diffus, profus, total, lointain.

Cancianiero...extrait

Entre le sommeil et le songe
Entre moi et ce qui en moi
Est l'être que je me suppose,
Coule un fleuve sans fin.
Il est passé par d'autres rives
Toujours autres et plus lointaines
Au cours de ces nombreux voyages
Que connaissent les fleuves.
Il est arrivé là où j'habite à présent
Cette maison qu'à présent je suis.
Il passe, si je ne médite;
Si je m'éveille, il est passé.
L'être que je ressens et qui meurt
Dans ce qui m'enchaîne à moi-même
Sommeille où le fleuve s'écoule
Ce fleuve qui n'a pas de fin.

Le gardeur de troupeaux.... extrait

Nous avons tous deux vies :
la vraie, celle que nous avons rêvée dans notre enfance, et que nous continuons à rêver,
adultes, sur un fond de brouillard;
la fausse, celle que nous vivons dans nos rapports avec les autres,qui est la pratique, l'utile,
celle où l'on finit par nous mettre au cercueil.


Une vieille porte...tout simplement


J'ai toujours aimé les portes anciennes, et je ne sais pourquoi...
Peut-être parce qu'elles révèlent tout ce que les hommes avant nous ont vécu; ils ont aimé, souffert, pleuré et ri...La porte cache mais aussi révèle ce que nous sommes, dans la nuit, dans l'ombre, mais aussi en pleine lumière. J'ai écrit le texte qui suit après avoir pris la photo d'une porte que j'aime vraiment et qui se trouve au cœur de ma ville.

Cette porte est toujours ouverte
Sur l'amour, sur l'art, la vie, l'amour
Cette porte doit rester ouverte...
Elle est bienvenue, affection, pardon
La porte sur un monde, un monde merveilleux
La porte qui nous fait découvrir les couleurs, les sentiments, les idées, les opinions
C'est la porte de la vie.

This door is always open
on friendship,
on art, life, love
This door must remain open ...
It is welcome, forgiveness, affection
The door of a world, a wonderful world
The door who makes us discover colors, feelings, minds
It's the door of the life.

dimanche 30 août 2009

LE BLEU






Le bleu évoque pour moi de vastes espaces calmes et sereins. Cette couleur symbolise la paix, appelle à l'évasion et au rêve. Il est signe d'espoir !

Le bleu est entré dans ma vie.
Bleu, couleur de la mer
turquoise, bleu gris, bleu marine,
Bleu couleur du ciel
azuré, bleu frais qu'on respire en fermant les yeux
Bleu le ciel, coloré par de fins nuages blancs
Bleu couleur de la terre
saphir, étincelant
Oubli de cette terre pour le ciel
regard vers des oiseaux blancs, libres et gracieux
Bleu couleur de l'espoir, de la vie, de l'amour, de l'amitié
Le bleu est entré dans ma vie.


The blue reminds me of vast spaces quiet and serene. This color symbolizes peace, calls for the escape and dream. It is a sign of hope!

Blue came into my life.
Blue color of the sea
turquoise, teal, navy,
Blue color of the sky
azure blue that breathes fresh eyes closed
Blue sky, colored by thin white clouds
Blue color of the earth
sapphire, sparkling
Forgetting this earth to heaven
gaze of white birds, free and graceful
Blue color of hope, life, love, friendship
Blue came into my life.

Merci à Véronique Desnoë d'avoir attiré mon attention sur cette citation :

"Le bleu n'a pas de dimension, il est hors dimension tandis que les autres couleurs elles en ont. Toutes les couleurs amènent des associations d'idées concrètes tandis que le bleu rappelle tout au plus la mer et le ciel, ce qu'il y a de plus abstrait dans la nature tangible et visible " Yves Klein

samedi 29 août 2009

PHOTOGRAPHIE - "We must look at it..."

© Stephen Katz


Histoire de la photo - Story of the photograph

Un garçon se baigne paisiblement dans une crique constituée par l'écoulement d'une exploitation minière à l'extérieur de Port-au-Prince, Haïti.
Il s'agit d'un projet de l'association Weyo, concernant les questions de l'eau et de l'hygiène dans le monde.
L'auteur de la photo, Stephen Katz, est un grand photographe, qu'une amie portugaise m'a fait rencontrer. Stephen nous fait découvrir la vraie réalité du monde, pas uniquement celle que nous voulons voir, mais celle que nous devons rencontrer. Il travaille pour l'association Weyo.
Il a été souvent primé comme meilleur journaliste photographe de l'année.

A boy peacefully bathes in a creek formed by the out-flow from a mining operation outside of Port-au-Prince, Haiti
This images is part of a continuing larger project, titled Trickle Down, being undertaken by Wéyo on water and sanitation issues around the world.
The author of the photo, Stephen Katz, is a great photographer, who a portuguese friend introduced me. With Sphefen, we discover the true reality of the world, not only that we want to see, but one we must meet. He works for Weyo association.
Stephen Katz takes Honorable Mention in the Enterprise category of the National Press Photographer’s Association Best of Photojournalism competition.

Une belle citation

"One photo may speak one thousand words...", Maria Monteiro, Portugal
(une photo peut raconter mille mots)

Réflexion personnelle

Le photographe, qu'il soit professionnel ou amateur, révèle toujours quelque chose de lui-même ou de la vie qui l'entoure.
En étant attentif au respect de la vie privée, le photographe professionnel, en quelque sorte journaliste, se fait messager, parfois de la dure réalité de la vie. Et c'est bien ainsi et important.
Commet le disait le grand photographe Antonin Kratochvil, "j'ai de la compassion pour les gens qui sont dans la détresse. Quand je les photographie, je me photographie moi-même".
Mais, il ne faut cependant pas perdre de vue qu'il nous faut pouvoir rêver aussi en regardant les oeuvres de milliers de photographes qui captent la nature, les fleurs, les animaux, les ciels, et qui nous émerveillent par leurs talents étonnants.

Liens

http://weyonow.com
http://weyoblog.com
http://stephenkatzphotography.com/splash
http://truthwithacamera.org/
http://www.antoninkratochvil.com/#/Stories%202/Poverty/1 (Antonin Kratochvil)

vendredi 28 août 2009

NATURE - Papillons et fleurs

Douce mélodie pour ceux qui aiment les papillons et les fleurs, en cette fin d'été

mercredi 26 août 2009

PEINTURE - Isabelle Mignot

© "Le voile rouge de Sarah" or "Behind our masks" - 2007

L'âme humaine, difficile à cerner parfois, complexe, mais si riche en diversité, en différence. Complexité car parfois nous nous cachons derrière des masques, derrière des non-évidences. Riche car parfois aussi, nous sommes en pleine lumière, attirés par la beauté de la vie, par l'amour, l'amitié.
Il nous faut vivre avec un jardin secret; sans le mystère et l'inconnu, l'âme humaine ne pourrait pas vivre pleinement...
Mais il nous faut également lever ce voile, ce masque qui nous emprisonne, qui nous empêche d'être nous-même ou de comprendre l'autre et de l'aimer complètement.
Le bonheur c'est vivre dans la réalité, ne pas porter de masque.
Il nous arrive aussi de fuir les difficultés, de manquer de confiance en nous.
A cet égard, certains amis nous redonnent confiance.
Isabelle est parmi ceux-là pour moi, lorsqu'elle croit en moi dans le domaine de la peinture.
Et Isabelle a mis beaucoup d'elle-même dans le présent tableau, de ses pensées. Un côté intime et un autre révélé...
Comme elle le dit si bien, "ce tableau est aussi "conscience et inconscience, coeur et raison"...
C'est à nous, qui regardons cette magnifique œuvre, de ressentir, d'éprouver, de vibrer et de nous laisser guider par nos émotions et nos sensibilités.


Quelques citations :
"L'Art, c'est le reflet que renvoie l'âme humaine éblouie de la splendeur du beau", Victor Hugo
"Il ne faut regarder ni les choses, ni les personnes. Il ne faut regarder que dans les miroirs, car les miroirs ne nous montrent que des masques", Oscar Wilde
"C'est le propre des grands peintres que de voir au delà des apparences. Ils veulent capter cette chose mystérieuse", Akira Kurosawa
"Pardonner, c'est libérer un prisonnier et découvrir que le prisonnier c'était toi-même", Lewis B. Smedes.

Quelques videos :






lundi 3 août 2009

PEINTURE ET POESIE - Matisse et Baudelaire

Henri Matisse, "La tristesse du roi", 1952, Centre Pompidou

Dans cet ultime autoportrait, Matisse se représente par cette forme noire, semblable à sa silhouette assise dans son fauteuil.
Cette oeuvre superpose les thèmes de la vieillesse, en reprenant le thème de La Vie antérieure tiré d'un poème de Baudelaire :

J’ai longtemps habité sous de vastes portiques
Que les soleils marins teignaient de mille feux,
Et que leurs grands piliers, droits et majestueux,

Rendaient pareils, le soir, aux grottes basaltiques.


Les houles, en roulant les images des cieux,

Mêlaient d’une façon solennelle et mystique

Les tout-puissants accords de leur riche musique

Aux couleurs du couchant reflété par mes yeux.


C’est là que j’ai vécu dans les voluptés calmes,

Au milieu de l’azur, des vagues, des splendeurs

Et des esclaves nus, tout imprégnés d’odeurs,

Qui me rafraîchissaient le front avec des palmes,

Et dont l’unique soin était d’approfondir
Le secret douloureux qui me faisait languir.

Charles Baudelaire, les Fleurs du Mal.

jeudi 30 juillet 2009

ANNIVERSAIRE - A notre Sophie...Et merci pour ton sourire

Lorsque je pense à nos enfants, je me dis que ce sont de vrais rayons de soleil dans notre vie, comme ce tournesol...

mardi 21 juillet 2009

L'homme sur la lune ~ 21 juillet 1969 - 21 juillet 2009

Le 1er pas de Neil Amstrong sur la lune le 21 juillet 1969

"One small step for man, one giant leap for mankind
Un petit pas pour l'homme, un pas de géant pour l'humanité" Neil Amstrong

jeudi 16 juillet 2009

Peace....Kitaro - Song for peace

" THE ABSENCE "

---> OF TRUE KNOWLEDGE,
........ DEEP UNDERSTANDING,
........ AND RESPECT FOR HUMANITY.

THE OPPOSITE OF LOVE IS NOT HATE, IT'S INDIFFERENCE....

THE OPPOSITE OF ART IS NOT UGLINESS, IT'S INDIFFERENCE....

THE OPPOSITE OF FAITH IS NOT HERESY, IT'S INDIFFERENCE......

AND THE OPPOSITE OF LIFE IS NOT DEATH, IT'S INDIFFERENCE.......
( Elie Wiesel, The Nobel Peace Prize 1986 )


Je n'ai pas traduit ce texte très beau. Tout le monde, je crois, peut le comprendre...

mercredi 8 juillet 2009

A beautiful Story, Une belle histoire

© Photos by Esther Biney and Debra Bell

Darkness Lifting – weyoblog.com

UN GRAND CHANTEUR SENEGALAIS - Ismael Lo - " TAJABONE"

Revenant du Sénégal il y a près d'un an, j'ai été séduite par la chanson sénégalaise, en wolov...Ismael Lo, Youssou N'Dour...Tous ces chanteurs méritent notre respect et notre admiration. ..


La vidéo précédente ayant été annulée sur Youtube, je l'ai remplacée par cette version.

jeudi 2 juillet 2009

L'éveil...de Charton-Furer Yann

Lets go this way
Franck Grisdale

Splendide texte trouvé par une de mes amies très chère, Ariane Spehl, qui m'a autorisée à le partager sur ce blog.
La photo ci-dessus de Franck Grisdale a été merveilleusement bien ajoutée au texte.
Merci Ariane...


Le vent souffle et le bois craque. La pluie ruisselle sur les feuilles. Les ombres s'agitent entre les branchages. C'est la forêt qui chante. C'est la forêt qui danse. La même musique, le même refrain, toujours, mais personne pour écouter...

Je secoue la tête. Seul à penser. Homme dans la forêt. Etranger ? Je ne sais pas. Pourquoi suis-je venu ici ? En cette forêt... En cette vie, en ce monde ? Trop de question, et seul pour y répondre. Les arbres, même séculaires, ne peuvent y répondre. Mais le vent souffle. Est-ce une réponse ? Pourquoi ne puis-je la comprendre dès lors ? Je suis homme... Comme c'est facile ! Etre homme, penser homme, mais qu'est-ce qu'un homme ? Qu'est ce qui fait de moi un homme ? Ce corps, vêtu d'un simple manteau d'ombre mouillée ? Toutes ces questions ? Je suis venu là pour y trouver des réponses, et seuls des bruissements m'accueillent. Trombes d'eau venues du ciel, fine brume grisâtre dans la nuit. Il n'y a plus d'étoiles dans le ciel, et pourtant, la pluie est si douce...

La pluie ! L'eau de la vie, l'eau qui vient du ciel ! Goutte après goutte, sur le sol. Rythme régulier mais tellement chantant. C'est la forêt, encore, qui chante. Elle danse. La même musique, le même refrain, toujours, mais personne pour écouter...

Personne ? Suis-je personne ? J'ai pourtant une conscience. Une conscience peut-elle émaner d'un néant ? Ne serait-elle pas dès lors Dieu ? Suis-je Dieu ? Mais si je suis Dieu, pourquoi ne puis-je répondre aux questions ? Suis-je en train de rêver ?

Tous ces arbres qui se balancent, le vent chasse la brume, la brume chasse le vent. Et la pluie tombe, il fait toujours autant sombre. C'est la forêt mouillée, celle qui chante. C'est la forêt qui danse. La même musique, le même refrain, toujours, mais personne pour écouter...

Et, même s'ils écoutaient, pourraient-ils comprendre ? Moi-même je suis là, j'écoute. Je pense, car je suis homme... Ou suis-je homme car je pense ? Je ne sais pas, donc je ne comprends pas. La véritable question : y a-t-il quelque chose à comprendre ? Les ombres se font plus denses... dans la forêt, dans mon esprit. Je pense, et cela n'aboutit nulle part. Que fait la forêt ? Elle est là, tout autour de moi, mais pas en moi. C'est ce qu'il manque. Je suis homme. Etranger ? Question déjà posée. Toujours aucune réponse.

Tout là-haut, une lune doit briller, reine du ciel, entourée des étoiles sujettes à sa clarté. Robe du soir dans la nuit profonde. Mais l'eau coule ici, du ciel. La lune ignore ce qui s'y passe. Le monde ne voit rien, le monde ne voit pas la forêt, qui chante... C'est la forêt, encore, qui danse. La même musique, le même refrain, toujours, mais personne pour écouter...

Je frissonne. Je ne suis vêtu que de ma nudité. Il fait froid. Les plantes frissonnent-elles ? Il faut marcher, réchauffer ce corps dans lequel je peux penser. Penser... Je le peux. C'est donc une capacité ? A quoi sert elle, quel est son but alors ? S'interroger sur soi-même n'apporte aucune réponse. Je me lève, je marche. Bientôt je n'aurai plus froid. Est-ce cela, la réponse ? Rechercher le confort ? Survivre ? Mais vivre, qu'est-ce ? La forêt vit, je la sens, je la vois, dans mon âme, dans mon coeur qui bat au rythme de la pluie qui s'abat sur les feuilles. Mon corps ruisselle, mes cheveux sont lourds... Mes yeux ! Ils pleurent ! Des larmes du ciel ! Je pleure les cieux de la nuit !

Et soudain, un lac. Des cercles qui réfléchissent les ténèbres de la pluie tombante. Bruit des gouttelettes. L'eau rencontre l'eau. Retour à la source. Là, les branches d'un arbre semblent vouloir s'élancer vers la surface liquide. Ce lac n'est rien. Rien que reflet, reflet d'une forêt, une forêt qui chante. C'est la forêt qui danse. La même musique, le même refrain, toujours, mais personne pour écouter...

Un visage se reflète dans l'eau. Est-ce le mien ? Je le touche, je le palpe. Ces doigts sont-ils miens ? Mon corps m'appartient-il ? Je bouge, je pense. Je suis homme. Est-ce que je vis ? Mon coeur bat... il faut bien. Mais les arbres ont-il un coeur qui bat ? Non... Et pourtant, la forêt vit... Et moi je pense. Je suis là, j'entends. Quelque chose manque... Je ne puis écouter ? Pourquoi ? Etranger...

Et puis, soudain, la pluie s'arrête de tomber. La brume lève son voile, et les nuages s'écartent lentement. Elle est là ! La lune ! Lumière pâle que reflètent les arbres encore humides. Et des étoiles ! Si nombreuses, mais pas assez néanmoins... L'eau ne tombe plus du ciel, c'est la lumière. Les larmes se sont taries. Reste le vent, la complainte oubliée... Mélopée aux accents sauvages et mélodieux qui emplit la forêt, cette forêt, forêt qui chante... C'est la forêt qui danse. La même musique, le même refrain, toujours, mais personne pour écouter...

Oui, la lune ! Avec elle, tout change. Les ténèbres denses font place aux ténèbres sous les étoiles. Si noir et le monde, mais aussi si lumineux ! Si beau et si triste. La beauté dans l'obscurité, mais personne pour en écouter la musique. Personne ? Je l'entends, et voilà que je l'écoute ! Elle me pénètre, entière, et c'est comme si mes yeux s'ouvraient pour la première fois ! Je me souviens à présent ! Une fois, j'ai fait un rêve. J'ai rêvé que j'étais homme, j'ai rêvé que je pensais ! Quelle absurdité ! Et dans ce rêve, j'étais étranger... A présent, je m'éveille de mon long sommeil. Qui étais-je ? C'est sans importance. Car à présent, je ne suis plus personne, et j'écoute ! J'écoute cette forêt ! J'entends la forêt qui danse ! J'écoute la forêt qui chante ! Elle me murmure des sons si beaux ! Déjà, je sens que le rêve s'efface... Enfin ! Je m'éveille... Je vais vivre...

La forêt est paisible à présent. La nuit touche à sa fin. Qu'apportera l'aube ? Une nouvelle journée ? Un soleil aveuglant ? Venue au monde de la lumière. Les ombres ne danseront plus dans les ténèbres... Mais... ce soir ? Ce soir, les ténèbres descendront sur le monde. L'obscurité pénétrera cette forêt. Cette forêt qui chante... C'est la forêt qui danse... La même musique, le même refrain, toujours, mais personne pour écouter...

Et, au milieu de cette forêt solitaire, des consciences s'agitent. Cette nuit, l'une d'elle s'est éteinte dans cette forêt. Beaucoup de bruit dans cette forêt, aujourd'hui. Du bruit, mais pas de musique. Pour une simple conscience qui s'est éteinte... J'ai le vague souvenir de cette conscience. Des images floues d'un monde étrange, un monde que j'ai rêvé. Enfin, me voilà... Finalement. Je suis vivant. La forêt est tout autour de moi, la forêt est en moi... Et ces consciences qui s'agitent sans m'entendre... Car je suis, je chante, je danse... La même musique, le même refrain, toujours, mais personne pour écouter..

Charton-Furer Yann