Par un partage, j'ai découvert ces superbes vidéos concernant Pete Ecker, aveugle et photographe.
Quelle leçon de vie il nous donne !
Il explique sur son site (voir ci-dessus), comment il est arrivé à la photographie.
Il a dû trouver sa propre voie et espère que les voyants comprennent ce qu'est la cécité.
"It is important to me that the sighted think about blindness."
"Le courage, c'est de comprendre sa propre vie... Le courage, c'est d'aimer la vie et de regarder la mort d'un regard tranquille ... Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel." Jean Jaurès
Parce que j'aime tout simplement, je la partage avec vous ...
Une voix qui remplit nos coeurs d'émotion...
♫♪✫♫♪✫♫♪✫♫♪ Une tasse de thé
La chaise est un peu bancale
Ce n'est pas bien rangé
Je sais ...
Rien de bien original
Le piano est accordé
Aux fenêtres un ciel, des étoiles
Je m'évade
Refrain :
C'est d'ici de ce nid que je vous dis ma vie
Tous mes dénis, mes envies
Que j'attends, que j'entends passionnément
Que je prie
Indécis, décidément des si j'en ai tant
Mes cris je vous les dédie
C'est d'ici de ce nid
D'ici que je vous écris
Si tu veux visiter
On en fait vite le tour
J'aime cette lumière l'été
Des machines bizarres
Des cahiers bleus raturés
Là c'était ma première guitare
Tu vois
Refrain :
C'est d'ici de ce nid que je vous dis ma vie
Tous mes dénis, mes envies
Que j'attends, que j'entends passionnément
Que je prie
Indécis, décidément des si j'en ai tant
Mes cris je vous les dédie
C'est d'ici de ce nid
D'ici que je vous écris
C'est d'ici des ces nuits, de ces doubles vie que naissent mots et mélodies
Photo d'Audrey Hepburn prise dans un petit village en Espagne que je trouvais bien adaptée au merveilleux texte de Nicky
J'attends l'éveil comme une belle de jour
Je lève le voile
Dans mon univers
L'élégance insolente du temps
Comme un délicat reflet dans le miroir d'une vie
Hier j'étais perdue à la frontière de l'incertain
Là où le doute croise le chagrin
Les heures prestigieuses arrivent
La couleur d'une pomme à l'odeur d'un baiser.
Un commencement, une timide saveur
Aujourd’hui, j'ai l'humeur badine, du parfum à l'âme.
La réflexion de mes pensées, des senteurs disparues
C'est l'objectif.
Nicky Depasse
Remarquable texte et vidéo de Nicky Depasse, tellement émouvante, qui nous entraîne au plus intime de nous-mêmes... Un univers de grâce, émotion, féminité.
C'est bientôt l'anniversaire du temps
Une année c'est une seconde et des éternités.
Une année c'est le tout à coup qui peut changer une vie.
Une année c'est le temps du rajeunissement à l'envers : nouveau départ, nouvelles décisions, nouvelles aurores qui doivent encore scintiller.
Une année c'est la rencontre avec l'impossible rêve et le croisement de hasards qui tantôt nous aident à vivre, tantôt nous font trébucher.
Une année ce sont les saisons que nous devrons réinventer dans nos cœurs et dans nos esprits.
Une année c'est rencontrer l'amour qui aurait de très très belles années devant lui.
Ces mots m'aident à passer ce temps qui s'évade alors que j'aurais tant voulu le retenir à pleines mains ... en ce monde
Nicky Depasse
J'aurai l'occasion de revenir sur cette brillante journaliste littéraire, une perle ou plutôt une fée des mots, qui se décrit ainsi : « Je n'existe qu'à travers un conte, un rêve éveillé, une mystérieuse légende, une féerie qui a pour silhouette une étoile, un détour de magie ... je n'existe que pour écrire des mots sur la terre comme au ciel. » Merci Nicky !!!!
Quelle merveilleuse photo de Julien Pascual, ce poète visuel, pour illustrer ce magnifique poème d'Eluard poème essentiellement musical.
"Distance et espace, laissons notre âme s'envoler, écrit le photographe.
Oui, laissons-nous porter par ces nuages, ces arbres et oiseaux
Laissons nous bercer par ces paysages
Et écoutons Eluard ....
"Je te l'ai dit pour les nuages Je te l'ai dit pour l'arbre de la mer Pour chaque vague pour les oiseaux dans les feuilles Pour les cailloux du bruit Pour les mains familières Pour l'oeil qui devient visage ou paysage Et le sommeil lui rend le ciel de sa couleur Pour toute la nuit bue Pour la grille des routes Pour la fenêtre ouverte pour un front découvert Je te l'ai dit pour tes pensées pour tes paroles Toute caresse toute confiance se survivent."
Paul Eluard
Ce poème chante l'aspiration au bonheur. Les nuages ne sont pas forcément porteurs de drames. Ils passent dans le ciel, très doucement, poussés par le vent, silencieusement. Ils laissent place à l'arbre, à la mer, à la vague, aux oiseaux, aux cailloux du bruit, aux mains familières.
Le poème chante le bonheur de l'instant présent.
Image monumentale de joie et d'énergie, La Danse est aussi une oeuvre remarquablement audacieuse. Matisse peignit cette toile tout en préparant une décoration commandée par un collectionneur moscovite. La version finale de cette scène, la Danse (II), fut montrée à Paris en 1910.
D'une composition presque identique à ce tableau, sa simplification du corps humain fut décriée comme inepte ou délibérément grossière. On remarqua également le rendu radicalement plat de l'ensemble : l'absence de perspective et de raccourcis fait apparaître de la même taille les figures proches et lointaines et le ciel comme un large aplat bleu. Cela est également vrai pour la première version.
Ici, la figure de gauche avance dans un but précis; la force de son corps est accentuée par la ligne courbe continue, qui va de son pied en arrière jusqu'à sa poitrine. Les autres danseuses sont si légères, qu'elles semblent s'envoler.
A peine esquissée, la femme de droite a un pied qui se dissout dans la fluidité de la peinture, tandis qu'elle se tourne.
Le bras de la danseuse qui est à sa gauche s'étire littéralement pour atteindre la main de celle qui mène la danse, l'élan ayant brisé la ronde.
Les bords de la toile semblent avoir du mal à contenir le tournoiement des danseuses.
Extrait du Catalogue du MOMA
"La danse signifie rythme et vie" Matisse
La danse II - 1909
Huile sur toile 260 x 391 - Hermitage Museum
Je suis tombée en extase devant ce tableau à l'Hermitage à St Petersbourg...
Tout comme aujourd'hui, une vive émotion m'envahit en regardant cette vidéo fabuleuse qui montre bien le rythme et la vie ... intégrée en différents paysages infinis ... Un vrai bijou. Quelle joie. ♫♪
source photo : APOD (Astronomic Picture of the Day)
... Dans le silence de milliers d'étoiles amies ...
"La nuit n'est jamais complète
Il y a toujours, puisque je le dis
Puisque je l'affirme
Au bout du chagrin
...Une fenêtre ouverte
Une fenêtre éclairée
Il y a toujours un rêve qui veille
Désir à combler, faim à satisfaire
Un coeur généreux
Une main tendue, une main ouverte
Des yeux attentifs
Une vie, la vie à se partager".
Paul Eluard
Et un sourire, Le Phénix, 1951
Je suis allée dans les étoiles pour vous souhaiter une merveilleuse année, à vous, à ceux que vous aimez, une année pleine d'espoir et de bonheur. BONNE ANNEE 2011.
I went in the stars to wish you a marvellous year, a year of hope and happiness, to you, to those which are so beloved to you. HAPPY 2011.
Que ce 1er janvier soit pour vous jour de fête et d'espoir,
prélude à une année sereine et belle,
une année d'amour et de solidarité,
une année de dialogues constructifs et de partages,
de créativité et de découvertes.
une année de douceur et de sourires
de tendresse et d'amitié
tout cela, malgré les difficultés de notre vie
Car ...
"Rien, moins que rien, sinon la VIE ..."
Que d'émotion ! Les larmes aux yeux ...
Que de justesse dans ce poème et dans son interprétation !!!
Merci Odette de nous rappeler que nous serons toutes et tous un jour "la mammé" ou "le papé" ...
Merci à Yolande Vercasson qui a écrit ce poème fabuleux "Le papé"
En ces temps de Noël, puissions nous prendre soin ou nous souvenir de nos "mammés" !
Il se tenait assis tout au bout de la table
Et nous impatientait souvent par sa lenteur.
On le voyait si vieux, si courbé, pitoyable,
Que l’amour peut à peu cédait à la rancœur.
Je le suivais partout ! c’était là, dans ma tête !
Il me suivait des yeux lorsque je travaillais,
Proposait de m’aider, maladroit, l’air tout bête !
Il gênait nos projets, notre vie, le papé !
Au bout de quelques temps, prétextant les vacances,
Je le menais plus haut, au flanc du Luberon
« Tu seras bien là-bas. Tu verras la Durance
Du haut de la terrasse de la grande maison.
Ces maisons-là, papé, sont faites pour les vieux.
Regarde comme ils semblent bien, ils ont l’air très heureux ! »
« Comme tu veux, petite, si c’est pour ton bien-être.
Monte de temps en temps, le dimanche peut être ? »
Je l’ai laissé tout seul, vivement, pas très fière.
L’air était encore chaud, pourtant je frissonnais,
Et le chant des oiseaux voletant sur le lierre
Me disait doucement : « Qu’as-tu fait du papé ? »
Les jours se succédaient, je cherchais la quiétude
Le travail me prenait, j’essayais d’oublier,
De noyer mes regrets au fil des habitudes,
Les souvenirs d’antan rappelaient le papé.
Même dans le mistral qui rasait la garrigue
Pour venir s’écraser au butoir de la digue
J’entendais cette voix qui ne cessait jamais
De dire à mon oreille : « qu’as-tu fait du papé ? »
Chaque brin de lavande, de thym, de romarin,
Me reprochait sans fin l’absence de l’aïeul.
Le murmure des sources dans le petit matin
Chantait sur mon cœur lourd des cantiques de deuil.
Le remord lentement s’installait dans ma vie.
Je revenais m’asseoir ou il s’était assis,
Sur le banc de vieux bois, près du puits, sous le chêne,
Et je laissais errer mes pensées sur la plaine.
Alors, je l’ai revu, avant, lorsqu’il marchait
Jusqu ‘au seuil de l’école, pour venir me chercher.
Je sautais dans ses bras, je l’embrassais, tout doux,
Et nichais tendrement ma tête sur son cou.
Il me portait un peu, puis, ma main dans sa main,
Il ajustait son pas pour bien suivre le mien.
Il m’expliquait les bois, les cabris, les moutons,
Les abeilles dorées et les beaux papillons.
Il cueillait aux buissons des réserves de mûres
Et m’offrait les plus grosses comme un présent de choix.
Il riait bruyamment en voyant ma figure
Barbouillée des reliefs de ce festin de roi.
Le soir près de mon lit, il venait me bercer
De chansons provençales, d’histoires de bergers.
Je m’endormais heureuse de sa chaude présence,
Pleine de rêverie, d’amour, de confiance.
Au long des souvenirs, mon cœur plein de pitié
A trouvé le repos. J’ai repris le sentier
Pour revenir tout droit à la grande maison.
Retrouver le papé, lui demander pardon.
J’ai pris tout simplement sa main, sans rien lui dire.
Une larme brillait au milieu du sourire.
Et c’est moi, cette fois, tout au long du chemin
Qui ajustais mon pas, pour bien suivre le sien.
Un papé c’est précieux, c’est tant de souvenirs !
Si vous en avez un, jusqu’au bout de vos jours,
Gardez-le près de vous. Quand il devra mourir,
Vous fermerez ses yeux dans un geste d’amour.
Aujourd’hui, par hasard, si le chant des cigales
Me pose la question tant de fois redoutée,
Je peux, le cœur tranquille, en digne Provençale
Répondre fièrement : « il est là, le papé »
Le peintre James Ensor est né il y a 150 ans.
A cette occasion, ING, le Musée Royal des Beaux-Arts d'Anvers et le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles ont décidé d'unir leurs forces et présentent de toutes belles expositions.
Pour comprendre l'oeuvre d'Ensor, peintre et graveur d'exception, les historiens de l'Art nous indiquent qu'il faut connaître sa vie.
Cet article ne se veut que donner quelques touches de sa vie, de sa pensée, de son oeuvre.
Ensor naît de père anglais, riche et bourgeois, ingénieur, qui sombre très vite, hélas, dans l'alcoolisme et décède très jeune. C'est pourtant le seul de sa famille à avoir cru à la carrière du peintre.
"Portrait du père de l'artiste", 1881
La mère du peintre est ostendaise, de classe sociale modeste, qui tient une boutique de souvenirs, bibelots, coquillages et masques.
"Portrait de la mère de l'artiste", 1882
Ensor va très vite, dès lors, vivre dans un monde très féminin, entouré en outre de sa grande-mère et de sa tante.
Son atelier se situe dans la boutique familiale. Il a vu sur les toits d'Ostende.
"Les toits d'Ostende", 1884
De belle prestance, Ensor est quelque peu narcissique (il a peint 122 autoportraits), de caractère ombrageux et angoissé, obsédé depuis sa prime jeunesse par la mort.
Mais il y a la mer, toute proche, la campagne flamande, la boutique emplie de merveilles, la ville et le Carnaval d'Ostende.
Ne voyageant pas, il peint tout ce qui lui est proche,
"Le phare d'Ostende", 1885
"Carnaval sur la plage", 1887
Il quitte sa ville pour suivre les cours à l'Académie de Bruxelles. Il considère qu'il n'y apprend que peu de choses, mais ce qui est important à ses yeux, ce sont ses collègues.
En effet, dans sa vie de peintre, ses compagnons joueront un rôle important, entres autres : Fernand Khnopff, Léon Hoyoux, Willy Finch, Théo Hannon.
"Portrait de Willy Finch au chevalet", 1882
"Portrait de Théo Hannon", 1882
En 1884, il compte parmi les fondateurs du groupe des XX, cercle d'avant-garde qui allait exposer Seurat, Gauguin, Van Gogh et Cézanne..
Méconnu pendant ses années de génie, Ensor fut fêté dans sa vieillesse.
A de nombreuses reprises, en effet, ses œuvres font l'objet d'attaques violentes à propos de son mélange de bouffonnerie et de cauchemar qui caractérise le génie d'Ensor, mélange dont il n'existe d'équivalent que chez Goya.
"Masques devant la mort"
"L'intrigue", 1890
L'historienne de l'Art, Francine-Claire Legrand, a écrit un livre remarquable sur Ensor, dont je me permets de citer ici quelques extraits.
"Ensor appartient à la race des génies précoces.
A vingt ans, il accède à la maturité. Son geste est assuré, sa matière nourrie, sa palette tantôt stridente, tantôt d'une douceur pénétrante, tantôt sombre et réchauffée de lueurs. Il a sa place dans l'avant-garde.
"Vue de la plaine des Flandres, 1876
"Les deux moulins", 1880
Entre vingt-six et trente-deux ans, il bouleverse toutes les règles établies comme une rafale d'orage. Impossible de suivre encore ce novateur hors série. (...)
"Nature morte au canard", 1880
"Fleurs et légumes", 1896
"L'entrée du Christ à Jérusalem", 1885
"Vieille femme aux masques", 1889
Ses inventions ont échappé au contexte de l'époque, ses prouesses picturales sont en marge des techniques traditionnelles.
Une dynamique curviligne emporte son pinceau au travers des clartés d'aurore. Le drame cosmique fait explosion dans son oeuvre. (...)
"Adam et Eve chassés du paradis terrestre" Etude de lumière, 1887
"Après 'orage", 1880
Ensor demeure fasciné par l'être de solitude en son enveloppe charnelle. L'énigme de la condition humaine dans les espaces en mouvement excite son imagination. Il guette la mort embusquée sous les grimaces et squelettes en action sous les chairs.(...)
L'étonnement du masque Wouse", 1889
"Portrait de l'artiste entouré de masques", 1889
Lorsqu'Ensor meurt à quatre-vingt-neuf ans, il est à la fois célèbre et méconnu, victime de l'accélération des mouvements artistiques, dont il a le premier subi les effets.
N'a-t-il pas exploré en quinze ans plus d'un demi-siècle de peinture, partant du naturalisme, le transcendant par la monumentalité et l'esprit de synthèse, adoptant la peinture claire, mais s'en servant pour passer au-délà de la lumière, découvrant tour à tour la dimension du rêve, le pouvoir absolu de la couleur, la liberté de former ou de déformer au gré de son impulsion, puis réunissant en un bouquet trop éclatant le symbolisme, le fauvisme, l'expressionnisme ?"
Francine Claire-Legrand, "Ensor, précurseur de l'Art Moderne" , La Renaissance du livre, 1999
James Ensor, 1908, "La mangeuse d'huitres"
La mangeuse d'huitres m'a terriblement impressionnée ...Elle appartient à la période dite "claire" de James Ensor. Lumières, couleurs, équilibre, composition... Il se dégage une clarté inouie !
"Quelle joie, quelle fête, quelle liesse de couleurs répandues sur la table où la mangeuse a pris place ! Bouteilles, verres assiettes, citrons, vins, liqueurs s'influencent, se pénètrent de lueurs, entrent pour ainsi dire les uns dans les autres et maintiennent quand même, triomphantes, la solidité et la rigueur de leurs formes", Emile Verhaeren, 1908
"La cabine de bain", 1876 (peinte à l'age de 16 ans)
"Marine au nuage blanc", 1884
La mer suscite pour Ensor de douces effusions. "Ici je deviens mélancolique et voudrais habiter une grande cabane devant la mer. Je la tapisserais de coquillages nacrés et dormirais là, idéalement bercé par le bruit de la mer avec une belle fille flegmatique et blonde à la chair salée. Quel rêve délicieux et réalisable ! ..." Ensor
Deux tableaux durant la période majeure dès 1885 où Ensor aborde le côté fantastique. Se produit un changement radical. Les couleurs sont fortes (alors que le fauvisme n'est pas encore né) et les touches sont serrées et rapides. A cette époque, Ensor est en proie au doute, aux angoisses; il est perturbé et devient révolté.
"Les tribulations de Saint-Antoine", 1887
"La chute des anges rebelles", 1889
"L'art est fille de douleur et sauf de rares instants, j'ai pactisé avec les amertumes et les désillusions. J'ai été livré aux angoisses de la création, je suis tout seul ici devant la sévère peinture. La peinture est un art absorbant et terrible, elle ne donne jamais entière satisfaction." James Ensor
Photographie de James Ensor
150 ans après sa naissance, James Ensor fascine toujours.
Mais est-il vraiment démasqué ... ?